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Le Comte de Chanteleine

Le Comte De Chanteleine [Pdf/ePub] eBook

Le Comte de Chanteleine by Jules Verne Book Summary:

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Le Comte de Chanteleine (Illustré et Annoté)

Le Comte De Chanteleine [Pdf/ePub] eBook

Le Comte de Chanteleine (Illustré et Annoté) by Jules Verne Book Summary:

Roman complet, original et illustré (16 gravures d'époque) avec une biographie complète de Jules Verne (en fin d'ouvrage).Le Comte de Chanteleine est un roman historique de Jules Verne publié en 1864 dans la revue Musée des familles. Jules Verne a tenté de le faire rééditer en 1879 mais s’est heurté au refus de l’éditeur Hetzel. C’est le seul roman de Jules Verne situé dans sa Bretagne natale. L’action se déroule entre Nantes et Douarnenez, du 14 mars 1793 au 9 Thermidor (27 juillet 1794). L’auteur se montre clairement favorable aux insurgés royalistes (le premier chapitre est intitulé Dix mois d’une guerre héroïque) et multiplie les notations hostiles à la répression républicaine (« Depuis ce jour, Quimper fut livré à l'arbitraire des républicains et de la Municipalité »).Ce livre serait librement inspiré d’un personnage réel, Pierre-Suzanne Lucas de La Championnière, l’un des lieutenants de Charette pendant les guerres de Vendée. Le fait est que Jules Verne a souvent rencontré les enfants de Lucas-Championnière chez son oncle Prudent, à Brains près de Nantes, et qu’il a pu lire le manuscrit de ses Mémoires sur la guerre de Vendée bien avant leur publication en 1904.

Le Comte de Chanteleine (Annoté) (French Edition)

Le Comte De Chanteleine [Pdf/ePub] eBook

Le Comte de Chanteleine (Annoté) (French Edition) by Jules Verne Book Summary:

Contient la biographie détaillée de Jules Verne, sa vie , ses œuvres..... Le 24 février 1793, la Convention nationale décréta une levée supplémentaire de trois cent mille hommes pour résister à la coalition étrangère ; le 10 mars suivant, le tirage des conscrits devait avoir lieu à Saint-Florent, en Anjou, pour le contingent de cette commune.

Le Comte de Chanteleine (Annoté) (French Edition)

Le Comte De Chanteleine [Pdf/ePub] eBook

Le Comte de Chanteleine (Annoté) (French Edition) by Jules Verne Book Summary:

Ce livre est parfaitement mis en page pour une lecture sur Kindle et sur liseuse électronique. Il comporte une biographie détaillée sur l’auteur, une table des matières dynamique, et a été relu et corrigé. Extrait:Le 24 février 1793, la Convention nationale décréta une levée supplémentaire de trois cent mille hommes pour résister à la coalition étrangère ; le 10 mars suivant, le tirage des conscrits devait avoir lieu à Saint-Florent, en Anjou, pour le contingent de cette commune.Ni la proscription des nobles, ni la mort de Louis XVI n’avaient pu émouvoir les paysans de l’Ouest ; mais la dispersion de leurs prêtres, la violation de leurs églises, l’intronisation des curés assermentés dans les paroisses, et enfin cette dernière mesure de la conscription, les poussèrent à bout. — Puisqu’il faut mourir, mourons chez nous ! s’écrièrent-ils.Ils se jetèrent sur les commissaires de la Convention, et, armés de leurs bâtons, ils mirent en pleine déroute la milice rassemblée pour protéger le tirage.Ce jour-là, la guerre de Vendée venait de commencer ; le noyau de l’armée catholique et royale se formait sous la direction du voiturier Cathelineau et du garde-chasse Stofflet.Le 14 mars, la petite troupe s’empara du château de Jallais, défendu par les soldats du 84e et par la garde nationale de Charonnes. Là, fut enlevé aux républicains ce premier canon de l’armée catholique, qui fut baptisé le Missionnaire.— À cela il faut une suite, dit Cathelineau à ses camarades.Cette suite fut la guerre de ces paysans, qui mirent aux abois les meilleures troupes de la république.Après le coup de main du château de Jallais, les deux chefs vendéens s’emparèrent de Chollet, et firent des cartouches avec les gargousses des canons républicains. Le mouvement gagna, dès lors, les provinces du Poitou et de l’Anjou ; à la fin de mars, Chantonnay fut pillé, Saint-Fulgent pris. Pâques approchait, les paysans se séparèrent pour aller accomplir leurs devoirs religieux, cuire du pain, et changer leurs sabots usés a poursuivre les Bleus.En avril, l’insurrection recommença ; les gars du Marais et ceux du Bocage se rassemblèrent sous les ordres de MM. de Charette, de Bonchamps, d’Elbée, de La Rochejaquelein, de Lescure, de Marigny. Des gentilshommes bretons vinrent se jeter dans le mouvement, et parmi eux, l’un des plus braves, l’un des meilleurs, le comte Humbert de Chanleleine ; il quitta son château, et rejoignit l’armée catholique, forte alors de cent mille hommes.Le comte de Chanteleine, toujours au premier rang, fut pendant dix mois de toutes les victoires comme de toutes les défaites, vainqueur à Fontenay, à Thouars, à Saumur, à Bressuire, vaincu au siège de Nantes, où mourut le généralissime Cathelineau.Bientôt toutes les provinces de l’Ouest furent soulevées.Les Blancs marchèrent alors de victoire en victoire, et ni Aubert Dubayet, ni Kléber avec ses terribles Mayençais, ni les troupes du général Caudaux ne purent résister à leur indomptable ardeur.La Convention, effrayée, ordonna de détruire le sol de la Vendée et d’en chasser les « populations. » Le général Santerre demanda des mines pour faire sauter le pays, et des fumées soporifiques pour l’étouffer ; il voulait procéder par l’asphyxie générale. Les Mayençais furent chargés de « créer le désert » décrété par le comité de salut public.Les troupes royales, à ces nouvelles, devinrent terribles ; le comte de Chanteleine commandait alors un corps de cinq mille hommes ; il se battit en héros à Doué, aux ponts de Cé, à Torfou, à Montaigu. Mais enfin, l’heure des revers sonna.Le 9 octobre, de Lescure fut vaincu à Châtillon ; le 15, les Vendéens étaient chassés de Chollet ; quelques jours plus lard, Bonchamps et d’Elbée tombaient frappés à mort. Marigny et Chanteleine firent des prodiges de valeur, mais les colonnes républicaines les serraient de près ; il fallut songer alors à repasser la Loire avec une armée fugitive qui comptait encore.....

Le Comte de Chanteleine: (annoté) (French Edition)

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Le Comte de Chanteleine: (annoté) (French Edition) by Jules Verne Book Summary:

Cette œuvre est différenciés des autres par une biographie détaillée de son auteur. Ce livre comporte une table des matières dynamique, il a été relu et corrigé. Il est parfaitement mis en page pour une lecture sur Kindle, Extrait :Le 24 février 1793, la Convention nationale décréta une levée supplémentaire de trois cent mille hommes pour résister à la coalition étrangère ; le 10 mars suivant, le tirage des conscrits devait avoir lieu à Saint-Florent, en Anjou, pour le contingent de cette commune.Ni la proscription des nobles, ni la mort de Louis XVI n’avaient pu émouvoir les paysans de l’Ouest ; mais la dispersion de leurs prêtres, la violation de leurs églises, l’intronisation des curés assermentés dans les paroisses, et enfin cette dernière mesure de la conscription, les poussèrent à bout. — Puisqu’il faut mourir, mourons chez nous ! s’écrièrent-ils.Ils se jetèrent sur les commissaires de la Convention, et, armés de leurs bâtons, ils mirent en pleine déroute la milice rassemblée pour protéger le tirage.Ce jour-là, la guerre de Vendée venait de commencer ; le noyau de l’armée catholique et royale se formait sous la direction du voiturier Cathelineau et du garde-chasse Stofflet.

Le Comte de Chanteleine - Épisode de la Révolution (French Edition)

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Le Comte de Chanteleine - Épisode de la Révolution (French Edition) by Jules Verne Book Summary:

Le Comte de Chanteleine est un roman historique de Jules Verne publié en 1864. C’est le seul roman de Jules Verne situé dans sa région natale. L’action se déroule entre Nantes et Douarnenez du 14 mars 1793 au 9 Thermidor (27 juillet 1794). L’auteur se montre clairement favorable aux insurgés royalistes (le premier chapitre est intitulé Dix mois d’une guerre héroïque) et multiplie les notations hostiles à la répression républicaine ( Depuis ce jour, Quimper fut livré à l'arbitraire des républicains et de la Municipalité ).Ce livre serait librement inspiré d’un personnage réel, Pierre-Suzanne Lucas de La Championnière, l’un des lieutenants de Charette pendant les guerres de Vendée. Le fait est que Jules Verne a souvent rencontré les enfants de Lucas-Championnière chez son oncle Prudent, à Brains près de Nantes, et qu’il a pu lire le manuscrit de ses Mémoires sur la guerre de Vendée bien avant leur publication en 1904.

Cinq Semaines en ballon & Le Comte de Chanteleine: Annoté (French Edition)

Le Comte De Chanteleine [Pdf/ePub] eBook

Cinq Semaines en ballon & Le Comte de Chanteleine: Annoté (French Edition) by Jules Verne Book Summary:

Éditions enrichies :-Introduction et conclusion-Biographie détaillée et bibliographie de l'auteur-Contexte historique-NotesExtrait Cinq Semaines en ballon :CHAPITRE PREMIERLa fin d’un discours très applaudi. — Présentation du docteur Samuel Fergusson — « Excelsior. » — Portrait en pied du docteur. — Un fataliste convaincu. — Dîner au Traveller’s club. — Nombreux toasts de circonstance.Il y avait une grande affluence d’auditeurs, le 14 janvier 1862, à la séance de la Société royale géographique de Londres, Waterloo place, 3. Le président, sir Francis M…, faisait à ses honorables collègues une importante communication dans un discours fréquemment interrompu par les applaudissements. Ce rare morceau d’éloquence se terminait enfin par quelques phrases ronflantes dans lesquelles le patriotisme se déversait à pleines périodes :« L’Angleterre a toujours marché à la tête des nations (car, on l’a remarqué, les nations marchent universellement à la tête les unes des autres), par l’intrépidité de ses voyageurs dans la voie des découvertes géographiques. (Assentiments nombreux.) Le docteur Samuel Fergusson, l’un de ses glorieux enfants, ne faillira pas à son origine. (De toutes parts : Non ! non !) Cette tentative, si elle réussit (elle réussira !), reliera, en les complétant, les notions éparses de la cartologie africaine (véhémente approbation), et si elle échoue (jamais ! jamais !), elle restera du moins comme l’une des plus audacieuses conceptions du génie humain ! (Trépignements frénétiques.) »— Hourra ! hourra ! fit l’assemblée électrisée par ces émouvantes paroles.— Hourra pour l’intrépide Fergusson ! » s’écria l’un des membres les plus expansifs de l’auditoire.Extrait Le Comte de Chanteleine :I. — dix mois d’une guerre héroïque.Le 24 février 1793, la Convention nationale décréta une levée supplémentaire de trois cent mille hommes pour résister à la coalition étrangère ; le 10 mars suivant, le tirage des conscrits devait avoir lieu à Saint-Florent, en Anjou, pour le contingent de cette commune.Ni la proscription des nobles, ni la mort de Louis XVI n’avaient pu émouvoir les paysans de l’Ouest ; mais la dispersion de leurs prêtres, la violation de leurs églises, l’intronisation des curés assermentés dans les paroisses, et enfin cette dernière mesure de la conscription, les poussèrent à bout. — Puisqu’il faut mourir, mourons chez nous ! s’écrièrent-ils.Ils se jetèrent sur les commissaires de la Convention, et, armés de leurs bâtons, ils mirent en pleine déroute la milice rassemblée pour protéger le tirage.Ce jour-là, la guerre de Vendée venait de commencer ; le noyau de l’armée catholique et royale se formait sous la direction du voiturier Cathelineau et du garde-chasse Stofflet.Le 14 mars, la petite troupe s’empara du château de Jallais, défendu par les soldats du 84e et par la garde nationale de Charonnes. Là, fut enlevé aux républicains ce premier canon de l’armée catholique, qui fut baptisé le Missionnaire.— À cela il faut une suite, dit Cathelineau à ses camarades.Cette suite fut la guerre de ces paysans, qui mirent aux abois les meilleures troupes de la république.

Voyage au centre de la Terre & Le Comte de Chanteleine: Annoté (French Edition)

Le Comte De Chanteleine [Pdf/ePub] eBook

Voyage au centre de la Terre & Le Comte de Chanteleine: Annoté (French Edition) by Jules Verne Book Summary:

Éditions enrichies :-Introduction et conclusion-Biographie détaillée et bibliographie de l'auteur-Contexte historique-NotesExtrait Voyage au centre de la Terre :ILe 24 mai 1863, un dimanche, mon oncle, le professeur Lidenbrock, revint précipitamment vers sa petite maison située au numéro 19 de Königstrasse, l’une des plus anciennes rues du vieux quartier de Hambourg.La bonne Marthe dut se croire fort en retard, car le dîner commençait à peine à chanter sur le fourneau de la cuisine.« Bon, me dis-je, s’il a faim, mon oncle, qui est le plus impatient des hommes, va pousser des cris de détresse. — Déjà M. Lidenbrock ! s’écria la bonne Marthe stupéfaite, en entre-bâillant la porte de la salle à manger.— Oui, Marthe ; mais le dîner a le droit de ne point être cuit, car il n’est pas deux heures. La demie vient à peine de sonner à Saint-Michel.— Alors pourquoi M. Lidenbrock rentre-t-il ?— Il nous le dira vraisemblablement.— Le voilà ! je me sauve ; monsieur Axel, vous lui ferez entendre raison. »Et la bonne Marthe regagna son laboratoire culinaire.Je restai seul. Mais de faire entendre raison au plus irascible des professeurs, c’est ce que mon caractère un peu indécis ne me permettait pas. Aussi je me préparais à regagner prudemment ma petite chambre du haut, quand la porte de la rue cria sur ses gonds ; de grands pieds firent craquer l’escalier de bois, et le maître de la maison, traversant la salle à manger, se précipita aussitôt dans son cabinet de travail.Mais, pendant ce rapide passage, il avait jeté dans un coin sa canne à tête de casse-noisette, sur la table son large chapeau à poils rebroussés et à son neveu ces paroles retentissantes :« Axel, suis-moi ! »Je n’avais pas eu le temps de bouger que le professeur me criait déjà avec un vif accent d’impatience :« Eh bien ! tu n’es pas encore ici ? »Je m’élançai dans le cabinet de mon redoutable maître.Otto Lidenbrock n’était pas un méchant homme, j’en conviens volontiers ; mais, à moins de changements improbables, il mourra dans la peau d’un terrible original.Il était professeur au Johannæum, et faisait un cours de minéralogie pendant lequel il se mettait régulièrement en colère une fois ou deux. Non point qu’il se préoccupât d’avoir des élèves assidus à ses leçons, ni du degré d’attention qu’ils lui accordaient, ni du succès qu’ils pouvaient obtenir par la suite ; ces détails ne l’inquiétaient guère. Il professait « subjectivement », suivant une expression de la philosophie allemande, pour lui et non pour les autres. C’était un savant égoïste, un puits de science dont la poulie grinçait quand on en voulait tirer quelque chose : en un mot, un avare.Extrait Le Comte de Chanteleine :I. — dix mois d’une guerre héroïque.Le 24 février 1793, la Convention nationale décréta une levée supplémentaire de trois cent mille hommes pour résister à la coalition étrangère ; le 10 mars suivant, le tirage des conscrits devait avoir lieu à Saint-Florent, en Anjou, pour le contingent de cette commune.Ni la proscription des nobles, ni la mort de Louis XVI n’avaient pu émouvoir les paysans de l’Ouest ; mais la dispersion de leurs prêtres, la violation de leurs églises, l’intronisation des curés assermentés dans les paroisses, et enfin cette dernière mesure de la conscription, les poussèrent à bout. — Puisqu’il faut mourir, mourons chez nous ! s’écrièrent-ils.Ils se jetèrent sur les commissaires de la Convention, et, armés de leurs bâtons, ils mirent en pleine déroute la milice rassemblée pour protéger le tirage.Ce jour-là, la guerre de Vendée venait de commencer ; le noyau de l’armée catholique et royale se formait sous la direction du voiturier Cathelineau et du garde-chasse Stofflet.Le 14 mars, la petite troupe s’empara du château de Jallais, défendu par les soldats du 84e et par la garde nationale de Charonnes. Là, fut enlevé aux républicains ce premier canon de l’armée catholique, qui fut baptisé le Missionnaire.

Voyage au centre de la Terre & Le Comte de Chanteleine: Annoté (French Edition)

Le Comte De Chanteleine [Pdf/ePub] eBook

Voyage au centre de la Terre & Le Comte de Chanteleine: Annoté (French Edition) by Jules Verne Book Summary:

Éditions enrichies :-Introduction et conclusion-Biographie détaillée et bibliographie de l'auteur-Contexte historique-NotesExtrait Voyage au centre de la Terre :ILe 24 mai 1863, un dimanche, mon oncle, le professeur Lidenbrock, revint précipitamment vers sa petite maison située au numéro 19 de Königstrasse, l’une des plus anciennes rues du vieux quartier de Hambourg.La bonne Marthe dut se croire fort en retard, car le dîner commençait à peine à chanter sur le fourneau de la cuisine.« Bon, me dis-je, s’il a faim, mon oncle, qui est le plus impatient des hommes, va pousser des cris de détresse. — Déjà M. Lidenbrock ! s’écria la bonne Marthe stupéfaite, en entre-bâillant la porte de la salle à manger.— Oui, Marthe ; mais le dîner a le droit de ne point être cuit, car il n’est pas deux heures. La demie vient à peine de sonner à Saint-Michel.— Alors pourquoi M. Lidenbrock rentre-t-il ?— Il nous le dira vraisemblablement.— Le voilà ! je me sauve ; monsieur Axel, vous lui ferez entendre raison. »Et la bonne Marthe regagna son laboratoire culinaire.Je restai seul. Mais de faire entendre raison au plus irascible des professeurs, c’est ce que mon caractère un peu indécis ne me permettait pas. Aussi je me préparais à regagner prudemment ma petite chambre du haut, quand la porte de la rue cria sur ses gonds ; de grands pieds firent craquer l’escalier de bois, et le maître de la maison, traversant la salle à manger, se précipita aussitôt dans son cabinet de travail.Mais, pendant ce rapide passage, il avait jeté dans un coin sa canne à tête de casse-noisette, sur la table son large chapeau à poils rebroussés et à son neveu ces paroles retentissantes :« Axel, suis-moi ! »Je n’avais pas eu le temps de bouger que le professeur me criait déjà avec un vif accent d’impatience :« Eh bien ! tu n’es pas encore ici ? »Je m’élançai dans le cabinet de mon redoutable maître.Otto Lidenbrock n’était pas un méchant homme, j’en conviens volontiers ; mais, à moins de changements improbables, il mourra dans la peau d’un terrible original.Il était professeur au Johannæum, et faisait un cours de minéralogie pendant lequel il se mettait régulièrement en colère une fois ou deux. Non point qu’il se préoccupât d’avoir des élèves assidus à ses leçons, ni du degré d’attention qu’ils lui accordaient, ni du succès qu’ils pouvaient obtenir par la suite ; ces détails ne l’inquiétaient guère. Il professait « subjectivement », suivant une expression de la philosophie allemande, pour lui et non pour les autres. C’était un savant égoïste, un puits de science dont la poulie grinçait quand on en voulait tirer quelque chose : en un mot, un avare.Extrait Le Comte de Chanteleine :I. — dix mois d’une guerre héroïque.Le 24 février 1793, la Convention nationale décréta une levée supplémentaire de trois cent mille hommes pour résister à la coalition étrangère ; le 10 mars suivant, le tirage des conscrits devait avoir lieu à Saint-Florent, en Anjou, pour le contingent de cette commune.Ni la proscription des nobles, ni la mort de Louis XVI n’avaient pu émouvoir les paysans de l’Ouest ; mais la dispersion de leurs prêtres, la violation de leurs églises, l’intronisation des curés assermentés dans les paroisses, et enfin cette dernière mesure de la conscription, les poussèrent à bout. — Puisqu’il faut mourir, mourons chez nous ! s’écrièrent-ils.Ils se jetèrent sur les commissaires de la Convention, et, armés de leurs bâtons, ils mirent en pleine déroute la milice rassemblée pour protéger le tirage.Ce jour-là, la guerre de Vendée venait de commencer ; le noyau de l’armée catholique et royale se formait sous la direction du voiturier Cathelineau et du garde-chasse Stofflet.Le 14 mars, la petite troupe s’empara du château de Jallais, défendu par les soldats du 84e et par la garde nationale de Charonnes. Là, fut enlevé aux républicains ce premier canon de l’armée catholique, qui fut baptisé le Missionnaire.

Le Comte de Chanteleine (entièrement illustré) - Arvensa Editions (French Edition)

Le Comte De Chanteleine [Pdf/ePub] eBook

Le Comte de Chanteleine (entièrement illustré) - Arvensa Editions (French Edition) by Jules Verne Book Summary:

Nouvelle édition du Comte de Chanteleine de Jules Verne.Texte intégral entièrement illustré par les gravures de l’édition originale et augmenté d'annexes (Biographie et Jules Verne par Jules Claretie).Ce roman historique de Jules Verne a été publié pour la première fois en 1864 dans la revue Le Musée des familles.Edition numérique sous la direction de : Luc de DahochetIllustrations : Vignettes de l'édition originale par Morin, A. de Bar, FoulquierA PROPOS DE L'ÉDITEUR : Les éditions Arvensa, leaders de la littérature classique numérique, ont l'objectif de vous faire connaître les oeuvres des grands auteurs de la littérature classique à un prix abordable, tout en vous fournissant la meilleure expérience de lecture sur votre liseuse. Tous les titres sont produits avec le plus grand soin et bénéficient d'un système de navigation optimale. Le service qualité s’engage à vous répondre dans les 48h. Retrouvez tous les titres et offres privilégiées des éditions Arvensa sur leur site.

Le Comte de Chanteleine, Martin PAZ, Un drame au Mexique, Frritt-Flacc, Gil Braltar, Annoté (French Edition)

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Le Comte de Chanteleine, Martin PAZ, Un drame au Mexique, Frritt-Flacc, Gil Braltar, Annoté (French Edition) by Jules Verne Book Summary:

Cette œuvre est différenciés des autres par une annotation unique de son co-auteur.Ce livre comporte une table des matières dynamique, à été relu et corrigé. Il est parfaitement mis en page pour une lecture sur Kindle,Extrait :— Attends ; le poste des remparts n’est pas loin. Je vais prendre quelques hommes, et, pas plus tard que demain, la citoyenne fera la bascule sous les yeux de son père.Le poignet de fer du Breton serra si violemment le bras de Karval, que celui-ci ne put retenir un cri. En ce moment, la lueur d’un réverbère tomba sur la figure de Kernan, et Karval le regarda. Soudain, ses traits se décomposèrent, et d’une voix articulée il s’écria :— Kernan ! Kernan !Il voulut appeler au secours, mais la voix lui manqua ; il tremblait ; ce bandit était le plus lâche des hommes. D’ailleurs, il pouvait être effrayé avec raison ; la figure de Kernan étincelait, et sa main était armée d’un large coutelas, dont la pointe s’appuyait sur la poitrine du républicain.— Un mot, et tu tombes mort, dit le Breton d’une voix grave ; tu vas me suivre.— Mais que veux-tu ? balbutia le misérable.— Te faire voir Mlle de Chanteleine ; mets ton bras sous le mien ! Allons, pas de façons ! tu n’es pas de force ; nous allons passer devant des maisons habitées, devant des postes même ; tu sentiras toujours cette lame appuyée sur ton cœur ; au moindre cri, je l’enfonce. Mais je sais que tu es un lâche, tu ne crieras pas.Karval ne put répondre ; saisi dans un étau de fer, il suivit le Breton ; et ces deux hommes, bras dessus, bras dessous, avaient l’air de deux amis. Kernan se dirigea vers la porte de Recouvrance ; plusieurs fois, des passants attardés croisèrent Kernan et Karval ; celui-ci n’osa pas ouvrir la bouche ; il sentait la pointe du poignard qui déchirait ses vêtements.Les rues devenaient de plus en plus désertes ; il y avait de gros nuages noirs qui rendaient la nuit très obscure. Parfois, Kernan serrait si fort son compagnon que des cris sourds s’échappaient de la bouche du misérable.— Tu me fais mal, disait-il.— Ce n’est rien, répondait le Breton.Enfin, ils arrivèrent à la poterne. Là, était une porte assez vivement éclairée ; Karval vit les soldats allant et venant dans le corps de garde ; il n’avait qu’un cri à jeter pour se faire entendre ; il se tut pourtant !À dix pas, la sentinelle se promenait de long en large. Karval frôla le soldat en passant ; il n’avait qu’un signe à faire ; il ne le fit pas. Le poignard de Kernan entrait dans sa poitrine, et quelques gouttes de sang filtraient à travers ses habits.Bientôt, la double enceinte fortifiée fut dépassée ; les deux hommes remontèrent la grande route pendant un quart de lieue dans le plus grand silence, Karval toujours rivé à Kernan ; puis le Breton se jeta dans un chemin couvert sur la gauche, et ne tarda pas à arriver à l’un de ces champs incultes et entourés de pierres qui forment le sommet des hauts rochers de la côte.On entendait la mer se briser au pied des rocs à une centaine de pieds de profondeur.Là, Kernan s’arrêta :— Maintenant, dit-il d’une voix grave, mais qui indiquait une résolution irrévocablement arrêtée, et dans laquelle était empreint tout l’entêtement breton, maintenant, tu vas mourir.— Moi ! s’écria le misérable.Peut-être voulut-il appeler, alors, mais sa voix lui resta dans la gorge.— Tu peux crier, dit le Breton ; tu peux demander grâce ; personne ne t’entendra, pas même moi. Rien ne te sauvera. À ta place, foi de Breton, je mourrais bravement, et non comme un lâche.Karval essaya de se débattre ; mais le Breton d’une main le contint, et le courba jusqu’à terre.— Kernan ! dit alors Karval d’une voix entrecoupée, grâce ! Je suis riche, j’ai de l’or ; je t’en donnerai beaucoup ! beaucoup ! Grâce ! grâce !

LE COMTE DE CHANTELEINE (édition illustrée)

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LE COMTE DE CHANTELEINE (édition illustrée) by Jules Verne Book Summary:

Les Blancs marchèrent alors de victoire en victoire, et ni Aubert Dubayet, ni Kléber avec ses terribles Mayençais, ni les troupes du général Canclaux ne purent résister à leur indomptable ardeur.La Convention, effrayée, ordonna de détruire le sol de la Vendée et d’en chasser les « populations ». Le général Santerre demanda des mines pour faire sauter le pays, et des fumées soporifiques pour l’étouffer ; il voulait procéder par l’asphyxie générale. Les Mayençais furent chargés de « créer le désert » décrété par le Comité de salut public.Les troupes royales, à ces nouvelles, devinrent terribles ; le comte de Chanteleine commandait alors un corps de cinq mille hommes ; il se battit en héros à Doué, aux Ponts-de-Cé, à Torfou, à Montaigu. Mais enfin, l’heure des revers sonna.Le 9 octobre, de Lescure fut vaincu à Châtillon ; le 15, les Vendéens étaient chassés de Chollet ; quelques jours plus tard, Bonchamps et d’Elbée tombaient frappés à mort. Marigny et Chanteleine firent des prodiges de valeur, mais les colonnes républicaines les serraient de près ; il fallut songer alors à repasser la Loire avec une armée fugitive qui comptait encore quarante mille hommes en état de combattre.